Une carrière qui sort du commun: dix-huit ans de football au plus haut niveau. Et pourtant, celui qu'on surnommait Tête d'or n'a pas disputé le moindre match international avec l'Equipe de Tunisie après l'indépendance. En 1956, Habib Mougou avait déjà onze saisons accomplies dans la compétition et c'est Diwa, de dix ans plus jeune, qui a tenu le même rôle en sélection avec la réussite souhaitée. Toutefois, Mougou peut se vanter d'avoir disputé huit rencontres au sein de la sélection tunisienne avant 1956.
Avec Mougou, c'est assurément la figure emblématique de l'Etoile des années 50. Les hommes de sa génération le situent parmi les joueurs les plus en vue de cette période et Taoufik Ben Othman avoue que Béji Abdou était son idole et qu'il l'imitait avec l'espoir de lui ressembler.
Il a été le défenseur de chamle de l'Etoile et de l'Equipe de
Tunisie et un capitaine exemplaire. Son autorité technique et
morale suscitait très peu de réserves. Ridha Rouatbi peut se
flatter d'avoir laissé la meilleure image qu'un footballeur peut espérer : talent, efficacité et humilité. En dix ans de haute compétition, il a su répondre à l'attente des autres, tout en demeurant lui-même dans toutes les circonstances. La considération qu'il a recueillie est la meilleure récompense qu'il pouvait espérer.